Pierre Le Coq, a 28 ans, il est originaire de Saint-Brieuc en Bretagne, il a commencé la planche à voile à l’âge de 9 ans. Champion du Monde en 2015, il remporte la médaille de bronze aux JO de Rio en 2016, et obtient dans la foulée son diplôme en chirurgie-dentaire. De retour à la compétition, Pierre disputait le Championnat du Monde à Tokyo fin septembre, sur le site des futurs Jeux Olympiques de 2020.
Pas vraiment, je n’étais pas particulièrement anxieux avant de reprendre car j’ai réussi à garder un bon niveau de préparation physique malgré une année un peu plus light en compétition après les JO. Il y avait un peu d’inconnu sur mon niveau dans la hiérarchie mondiale mais je me sentais bien sur l’eau, l’envie était toujours là et l’expérience que j’ai accumulée au cours de ces dernières années me permet aussi de mieux gérer les grands rendez-vous.
La période de préparation a été assez courte puisqu’elle a duré seulement deux mois. J’avais fait le choix de revenir assez tard à l’entrainement. Mentalement, j’ai vraiment ressenti le besoin de souffler et de changer d’air avant de replonger dans une nouvelle olympiade. J’avais fait le choix avec mon entraineur de faire l’impasse sur toute l’avant saison et de revenir uniquement pour le mondial.
Ces deux mois de préparation ont vraiment été intenses, c’était un peu mission commando pour arriver sur un mondial avec 2 mois de préparation mais le challenge me plaisait bien !
Le planning a été optimisé entre les navigations sur l’eau et le travail de préparation physique à terre. Ça a été quasiment du 6 jours sur 7 avec parfois deux entrainements par jour.
Arrivé à Tokyo, je me suis senti en forme, pas autant que j’avais pu l’être sur Rio mais suffisant pour pouvoir jouer aux avant-postes.
Un peu de rigueur c’est sûr mais surtout beaucoup de motivation pour mener les deux projets de front et réussir à gérer des plannings ultra chargés. Je savais que si je voulais être performant sur l’eau il fallait aussi que la tête suive. D’avoir un vrai projet professionnel à côté du sport et d’apprendre un métier m’a beaucoup aidé mentalement. Tu sais que quoiqu’il arrive dans ta carrière sportive, tu pourras rebondir. Tu ne mises pas tout sur le sport et j’avais vraiment besoin de ça pour rester serein.
J’aurai envie de leur dire qu’il faut tout faire pour vivre ses rêves, même s’ils paraissent inatteignables.
Le sport permet d’apprendre à se connaître énormément et à repousser ses limites, à force de travail et de dépassement de soi, on est surpris de voir que tout est possible.
L’investissement personnel doit être important mais il ne faut pas négliger non plus tout l’environnement qu’il peut y avoir autour ; la famille, les amis et toutes les personnes qui vont nous aider à se surpasser et à surmonter des épreuves importantes.
La préparation pour les Jeux Olympiques de Tokyo va s’effectuer en plusieurs étapes avec chaque année de l’olympiade des Championnats du Monde et des Coupes du Monde qui vont permettre de développer des qualités, de prendre de l’expérience et de se situer dans la hiérarchie mondiale.
Plus on va avancer vers 2020 et plus l’implication va être forte, tout le monde rêve d’aller aux Jeux et d’y décrocher une médaille. Il faut être celui qui y sera le mieux préparer.
Je suis revenu avec le bronze de Rio, forcément en tant que compétiteur, j’ai envie d’aller chercher plus haut.
Maintenant, il faut y mettre l’investissement pour y arriver, que ce soit à terre sur tout le travail de préparation physique mais également sur l’eau avec tout le travail sur les réglages et la technique.
Au quotidien, je n’ai pas de régime spécifique mais j’essaie de toujours garder une alimentation variée et équilibrée.
Beaucoup de féculents, des fruits, des légumes et des apports en protéines qui varient pas mal en fonction des doses d’entrainements et des besoins de récupération.
L’alimentation en compétition peut en revanche poser problème et nous y sommes très vigilants car les journées peuvent être très longues avec plusieurs heures sur l’eau et parfois l’obligation de sauter le repas du midi en fonction de l’horaire des manches.
C’est important de bien se connaître pour gérer les apports durant ces journées, aussi bien au niveau du timing que des quantités.
Mon petit-déjeuner, le matin des compétitions est très souvent le même, j’ai pas mal évolué sur ce repas au cours de ma carrière et maintenant je sais que j’arrive à tenir des grosses journées avec ce menu :
Un café, un porridge de flocons d’avoine au lait d’amande accompagné de fruits frais, de fruits secs (Cocktail Superfruits Valebio) et de graine de chia (Valebio), trois tranches de pain blanc avec de l’avocat, des œufs brouillés et une tranche de jambon puis un jus d’orange pressé.
J’utilise beaucoup le Cocktail Superfruits Valebio, que ce soit au petit-déjeuner, pendant l’effort et même après pour la récupération.
Pendant les phases d’entrainements intenses, j’ajoute également de la Spiruline (Valebio) ou du Klamath (Valebio).
Le sucre fleur de coco (Valebio) est un des derniers produits qui me suit partout maintenant, il a un super goût pour remplacer le sucre.
Merci Pierre d'avoir pris sur ton temps pour répondre à nos questions, nous te souhaitons une bonne préparation ! Nous avons déjà hâte de voir tes résultats aux JO.