L’agriculture biologique comprend la nécessité d’une relation équilibrée entre les trois aspects de la terre que sont sa structure, sa composition chimique et sa biologie, le tout pour une vie durable. Tout vient du sol et retourne au sol, c’est un système vivant avec des milliards d’organismes qui recycle des nutriments. C’est pourquoi la manière dont nous gérons la terre et la vie microbienne détermine non seulement la santé et la vitalité de nos aliments mais aussi la santé de la société dans laquelle nous vivons.
L’épidémie grandissante de maladies tels que le cancer et les maladies mentales, tout comme la dégradation continuelle de notre environnement, peut être associée à la mauvaise gestion de notre écosystème. Durant les cinquante dernières années, nos pratiques ont décimé tous les bienfaits de la terre, laissant nos sols sans vie. Les multiples sonnettes d’alarmes depuis les dommages causés par ces pratiques montrent à quel point l’équilibre entre la nature, l’agriculture et la société est critique. Nous réalisons que ces pratiques du passé sont peu rentables et peu viables. La mission de nombreux organismes est d’essayer de réparer ce dommage en offrant des produits fertiliseurs biologiques et des programmes pour fertiliser à nouveau les sols dans le but de retourner à un écosystème agricole qui soit rentable et durable.
Qu’est-ce que l’agriculture biologique ?
L’agriculture biologique consiste à se préoccuper de l’ensemble des composants qui constituent une terre saine, à savoir l’agronomie, l’environnement, la nutrition et la biologie. L’agriculture biologique combine le meilleur des agricultures conventionnelle et biologique avec pour objectif de rendre les terres naturellement productives en maximisant l’activité des microbes de la terre à travers l’approvisionnement d’une bonne structure et d’une bonne nutrition. L’agriculture biologique utilise une technologie moderne et de nouvelles méthodes, mais utilise seulement celles qui n’interfèrent pas avec les systèmes naturels.
L’équilibre
L’agriculture biologique vise à atteindre l’équilibre entre la structure, la composition chimique et les aspects biologiques de la terre. Cet équilibre est assuré également par la teneur élevée en carbone du sol. Mesurer, planifier, changer et prendre le contrôle de ces trois aspects permet d’avoir une vue plus claire quant savoir si le sol est fertile ou non et donne un degré de contrôle plus grand sur la croissance de l’environnement.
Cela, associé à la gestion de pratiques durables, assure la stabilisation de nos sols fragiles qui pourraient être comparés à une éponge. Cette “éponge” a une grande capacité de stockage de l’eau et permet le développement ainsi que la croissance rapide des racines.
Un brillant scientifique, docteur William Albrecht, chef de l’agronomie à l’Université du Missouri à la fin des années 1950, a écrit à propos de l’importance de maintenir en bonne santé nos terres. Il a malheureusement dû abandonner ses recherches jusqu’aux années 1970 à cause de la révolution chimique.
Aujourd’hui, l’agriculture retourne aux principes d’équilibre de bases d’Albrecht, après avoir reconnu que l’agriculture conventionnelle chimique n’était pas la solution. Les plantes poussent grâce à l’énergie formée par l’interaction entre les nutriments qui, eux, doivent être dans un bon équilibre pour permettre aux plantes une croissance maximale.
Les bénéfices de l’agriculture biologique
Vue d’ensemble sur l’agronomie et l’environnement en relation avec l’équilibre et la rentabilité
Retour à un système vivant équilibré du sol : moins de produits toxiques donc plus de fertilité
Réduit voire élimine de manière radicale la dépendance aux produits chimiques tout en augmentant les champs, la qualité, la fertilité des sols et la rentabilité
Les terres agricoles deviennent plus durables, plus sûre pour les travailleurs avec la réduction des produits chimiques
Restaure les minéraux et l’équilibre microbien des sols
Augmente la capacité des sols à stocker l’eau
Réduit le niveau des maladies et de l’érosion des sols
Etes-vous prêts à vous mettre à l’agriculture biologique ?